Au garage

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? Cliquez sur les chiffres apparaissant sur la photo et trouvez la solution pour chaque erreur.

Vous avez répondu à toutes les questions. Consultez les corrections pour voir les solutions.

1 Est-ce que la capacité de levage du pont élévateur est suffisante pour soulever la camionnette.

La solution :

  • Vérifier si la capacité de levage du pont élévateur est égale ou supérieure au poids de la camionnette.
  • Vérifier si la capacité de levage du pont élévateur n’est pas inférieure de plus de 500 livres au poids de la camionnette.
  • Estimer si le poids de la camionnette ne représente pas une charge trop lourde pour la capacité de levage du pont élévateur.

2 Ce n’est pas tout de soulever le véhicule, il faut également qu’il soit stable !

La solution :

  • Avant le retrait d’éléments lourds, toujours vérifier la stabilité du véhicule en effectuant des poussées latérales ou verticales sur la partie avant.
  • Avant le retrait d’éléments lourds, installer quatre supports auxiliaires sous le véhicule.
  • Lors du retrait d’éléments lourds, ne pas soulever le véhicule plus haut que ce que recommande la règle du 2x (c’est-à-dire deux fois la longueur de la pièce remplacée).

3 Frédéric soulève une transmission qui pèse entre 150 et 200 lbs uniquement avec de l’huile de coude…

La solution :

  • Utiliser un appareil de levage approprié.
  • Plier les genoux et garder le dos droit.
  • Toujours manipuler les pièces lourdes en équipe de deux.

4 Est-ce que Éloïse cherche délibérément à se blesser avec son marteau pneumatique ?

La solution :

  • Tenir fermement l’outil au bout de son bras afin d’éviter une lésion qui pourrait atteindre le visage.
  • Tenir fermement l’outil avec ses deux mains afin d’éviter toute lésion qui serait attribuable au mouvement de recul.
  • De toute évidence, le travail avec un marteau pneumatique doit être effectué par un homme.

5 Éloïse et Frédéric ont visiblement oublié leurs équipements de protection individuelle...

La solution :

  • Porter des gants appropriés, des lunettes de protection et boutonner sa chemise aux poignets.
  • Porter des protecteurs auditifs, des chaussures de sécurité correctement lacées, s’attacher les cheveux et laisser les bijoux au vestiaire.
  • Toutes ces réponses.

6 Essence, huile, chiffons imbibés et carton forment un quatuor hautement inflammable.

La solution :

  • S’assurer que la boîte de carton contenant les chiffons imbibés est bien fermée.
  • S’assurer que les chiffons imbibés sont placés dans une poubelle de métal munie d’un couvercle.
  • Toutes ces réponses. L’important est de garder les chiffons dans un contenant bien fermé.

7 Est-ce un lieu de travail ou un parcours à obstacle ?

La solution :

  • Ne pas laisser le coffre à outils sous le véhicule et garder les tiroirs fermés après y avoir rangé les outils.
  • Faire en sorte que les boyaux et les rallonges n’encombrent pas les voies de circulation et maintenir le sol propre et dégagé.
  • Toutes ces réponses.

Dans un garage, bien que l’utilisation des ponts élévateurs est monnaie courante, elle n’est pas sans risques. Pour les besoins de notre démonstration, une camionnette a été soulevée. Éloïse peut ainsi enlever la biellette de direction pendant que Frédéric remplace la transmission. Toutefois, de nombreux dangers guettent nos deux travailleurs. Fort heureusement, c’est une mise en scène étayée par quelques retouches photo. Les travailleurs n’ont en aucun temps été mis en danger !

Pouvez-vous dire quelles erreurs ont été commises ?

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Les corrections

Au garage

Pour commencer, il faut s’assurer de choisir le pont élévateur qui a la bonne capacité de levage. Cette dernière est d’ailleurs bien visible sur la structure du pont élévateur. Cette information est essentielle pour éviter de soulever un véhicule trop lourd pour la capacité de la structure. Ainsi, pour une camionnette, la capacité de levage doit être plus grande que pour une voiture, et les bras de levage plus longs et parfois munis de patins auxiliaires. De plus, le véhicule doit être placé solidement de façon à ce que les bras de levage aient un contact ferme avec les points de levage du véhicule. Les bouts de bois sont évidemment à proscrire. Les bras de levage doivent venir s’appuyer sur le châssis du véhicule, et non la carrosserie ou encore un accessoire comme le marchepied. Pendant la levée du véhicule, on doit entendre les loquets de verrouillage s’engager. Il ne faut jamais contourner ce dispositif pour quelque raison que ce soit. Pour stabiliser le véhicule lors du retrait de composants lourds comme le moteur, la transmission ou le différentiel, on utilise en plus des chandelles ajustables.Selon l’article 245 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail, tout appareil de levage doit être utilisé, entretenu et réparé conformément aux instructions du fabricant ou à des normes offrant une sécurité équivalente. Dans ce cas-ci, la norme recommande minimalement une fois par année. Aussi, la date du dernier entretien effectué doit être visible sur le pont élévateur.Pour déplacer la transmission, Frédéric utilise une chèvre de levage. Il déposera ensuite la transmission sur un vérin conçu à cet effet pour la placer sous le véhicule. Eloïse, elle, enlève la biellette de direction avec un marteau pneumatique. Elle tient fermement l’outil avec ses deux mains et prévient ainsi le mouvement de recul du marteau.Un marteau pneumatique est fort bruyant, c’est pourquoi Frédéric et Eloïse portent des protecteurs auditifs. Ils portent également des gants appropriés, des lunettes de protection et des chaussures de sécurité correctement lacées ! De plus, leur chemise est boutonnée aux poignets et rentrée dans le pantalon. Les cheveux sont attachés et les bijoux, laissés au vestiaire.Les chiffons graisseux ou huileux doivent être gardés dans des récipients pour déchets, fabriqués en matériau incombustible et munis d’un couvercle métallique ajusté. Finalement, le principe de « une place pour chaque chose et chaque chose à sa place » est respecté. Les outils sont à leur place, dans le coffre à outils, dont les tiroirs sont bien fermés et qui ne se trouve pas sous le véhicule. Les boyaux et les rallonges n’encombrent pas les voies de circulation et le sol est maintenu en bon état, propre et dégagé.


Nous remercions le Centre de formation professionnelle de l’automobile de Sainte-Thérèse ainsi que Jean-Pierre Lauzon, professeur en mécanique automobile. Nous remercions également nos figurants : Eloïse Denis et Frédéric D’Urso.Nos personnes-ressources : Sophie-Emmanuelle Robert, ing., conseillère-experte en prévention-inspection et Josée Provencher-Mandeville, conseillère en prévention-inspection, toutes deux de la Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat à la CSSTCoordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CSST


Pour en savoir plus

  • www.autoprevention.org
  • RSST, art. 245 et 249
  • AUTOMOTIVE LIFT INSTITUTE, et AMERICAN NATIONAL STANDARDS INSTITUTE. American national standard for automotive lifts: safety requirements for construction, testing, and validation, Cortland, ALI, 2011, viii, 69 p. (ANSI/ALI ALCTV:2011)
  • AUTOMOTIVE LIFT INSTITUTE, et AMERICAN NATIONAL STANDARDS INSTITUTE. American national standard for automotive lifts: safety requirements for installation and service, Cortland, ALI, 2009, vi, 25 p. (ANSI/ALI ALIS:2009)
  • AUTOMOTIVE LIFT INSTITUTE, et AMERICAN NATIONAL STANDARDS INSTITUTE. American national standard for automotive lifts: safety requirements for operation, inspection and maintenance, Cortland, ALI, 2008, 14, xvi p. (ANSI/ALI ALOIM:2008)