Horticulture

1
2
3
4
5
6
6
7

? Cliquez sur les chiffres apparaissant sur la photo et trouvez la solution pour chaque erreur.

Vous avez répondu à toutes les questions. Consultez les corrections pour voir les solutions.

1 Il fait chaud et le soleil est lourd. Les travailleurs ne semblent pas en tenir compte.

La solution :

  • Porter un chapeau et des vêtements de couleur claire, de préférence en coton.
  • Boire de l’eau à toutes les 20 minutes et prendre des pauses dans un endroit frais.
  • Toutes ces réponses.

2 La position du jardinier qui effectue la taille de l’arbuste pourrait lui causer des troubles musculo-squelettiques !

La solution :

  • Il doit se placer plus près, face aux branches à tailler et garder le dos droit avec le genou fléchi.
  • Aucune possibilité de se placer autrement sans risquer d’abîmer les végétaux déjà en place. L’important est de bien effectuer ses exercices d’échauffement.
  • Il doit être debout, le dos penché et les bras bien fléchis, plus près et face aux branches à tailler.

3 La posture du préparateur de végétaux et de la jardinière laisse pour le moins à désirer. Ce qui pourrait être à l’origine de bien des maux !

La solution :

  • Le préparateur de végétaux devrait utiliser un plan de travail de la bonne hauteur, comme la caisse de la camionnette.
  • La jardinière devrait fléchir le genou droit et s’appuyer sur le genou gauche.
  • Toutes ces réponses.

4 Le camion est loin du plan de travail, ce qui occasionne beaucoup de déplacements.

La solution :

  • Les végétaux doivent être préparés à proximité du camion et ensuite être déplacés là où on en a besoin.
  • Rapprocher le camion afin de minimiser les manutentions.
  • Le camion est à bonne distance, c’est-à-dire entre 30 et 50 mètres du plan de travail.

5 Lynda utilise sa truelle pour la plantation. Toutefois, elle ne la tient pas correctement.

La solution :

  • Tenir la truelle de manière à ce qu’il y ait rapprochement avec l’axe du corps lors de l’extraction de la motte de terre.
  • Utiliser plutôt une piochette de jardinier, beaucoup plus ergonomique.
  • Toutes ces réponses.

6 Plusieurs équipements de protection individuelle seraient fort utiles, mais ils brillent par leur absence.

La solution :

  • Luc et Lynda doivent porter des chaussures et des lunettes de sécurité.
  • Luc et Lynda doivent porter des genouillères et tous doivent porter des gants et un dossard, ou un vêtement à haute visibilité.
  • Luc doit porter des lunettes de sécurité. Luc et Lynda doivent porter des genouillères. Tous doivent porter des gants.

7 Un râteau, un balai et des plantations sur le sol, quelle pagaille dans l’espace de travail des trois jardiniers.

La solution :

  • Difficile de faire autrement. On n’est pas dans un bureau, ici !
  • Dégager le sol de tout ce qui est dans le chemin.
  • Les jardiniers ont besoin de garder leurs outils près d’eux pendant qu’ils travaillent.

Photo : Denis Bernier

Du mois de mai à juin, c’est la période de plantation des annuelles pourles horticulteurs. Beau temps, mauvais temps, les travailleurs s’affairent à embellir les jardins, et ce, souvent plus de dix heures par jour. Plusieurs règles doivent être respectées pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs. Dans notre scénario, Lynda et Marc-André plantent les végétaux, tandis que Luc effectue la taille d’un arbuste. Ils ont accepté de jouer le jeu et de déroger à leurs habituelles méthodes de travail.

Pouvez-vous dire quelles erreurs ont été commises ?

Débuter

Les corrections

Horticulture

Les travailleurs qui se trouvent à l’extérieur durant la saison estivale doivent être vigilants face aux risques de coup de chaleur. Il faut penser à s’hydrater souvent. Donc, chaque travailleur possède sa propre bouteille d’eau et doit prendre l’équivalent d’un verre d’eau toutes les 20 minutes, qu’il ait soif ou non. Il faut également éviter ou limiter la prise de boissons sucrées, gazeuses ou énergisantes, puisqu’elles déshydratent. Il est recommandé de porter des vêtements légers, de couleurs claires, de préférence en coton, pour favoriser l’évaporation de la sueur. Le port de vêtements à manches longues et faits de tissu tissé serré ainsi que le port d’un chapeau avec un rebord permettant de créer de l’ombre sur le visage, les oreilles et l’arrière du cou contribuera à protéger les travailleurs des coups de soleil. L'application d'une crème solaire avec un facteur de protection approprié a été considérée pour cette photo prise au printemps. Également, les travailleurs doivent ajuster leur rythme de travail en fonction de leur tolérance à la chaleur et prendre des pauses à l’ombre ou dans un endroit frais. L’employeur est également dans l’obligation de tenir un plan d’action préventif pour les journées chaudes.

Travailler à l’extérieur, dans un environnement fréquenté par des insectes piqueurs, peut constituer un risque pour de nombreux horticulteurs. Ainsi, les cheveux doivent être courts ou noués, les produits parfumés ne sont pas tolérés et le travailleur doit porter des gants de travail en tout temps. Ceux-ci aident également à diminuer la pression qu’exercent les outils dans la main. La maladie de Lyme, transmise par la piqûre d’une tique infectée, est également une maladie en progression au Québec. Des gestes simples peuvent assurer une protection contre les piqûres de tiques, comme appliquer du chasse-moustiques et porter des vêtements longs lors des activités extérieures.

Luc, qui effectue la taille de l’arbuste, doit se tenir le dos droit et porter des lunettes de sécurité. Son genou fléchi lui permet le maintien d’un alignement naturel des vertèbres. De cette façon, il fait face aux branches à tailler et peut utiliser le sécateur convenablement. Si on a souvent à travailler en prenant appui sur les genoux, l’utilisation de genouillères peut contrer plusieurs lésions (bursite, atteinte des ménisques ou hygroma). Le choix du type de genouillères est important et se fait en fonction de plusieurs facteurs, notamment la fréquence et la durée des postures entraînant un agenouillement, la dureté de la surface sur laquelle on s’agenouille, la facilité de changer de position, etc.

Pour éviter que le préparateur de végétaux, Marc-André, effectue sa tâche avec une mauvaise posture, il est recommandé que celle-ci soit exécutée dans la caisse d’une camionnette ou dans un plan de travail situé à la bonne hauteur, ce qui lui évite de pencher son tronc vers l’avant, avec le dos rond. De plus, le transport des végétaux, de l’équipement et de la terre est une tâche manuelle qui peut causer des affections du rachis lombaire ou des blessures au dos. Il est donc recommandé de placer les matériaux le plus près possible du lieu de leur utilisation de manière à réduire le temps de manutention.

Sur la deuxième photo, la préhension de la truelle permet de garder la main dans l’axe de l’avant-bras lors de l’extraction ou du déplacement d’une motte de terre, ce qui requiert moins de force et prévient les tendinites au coude et au poignet. Cette posture est possible grâce à une bonne flexion du genou droit et à un appui sur le genou gauche.

 

Nous remercions la Ville de Montréal, Jean Chassé, conseiller principal en santé et sécurité, Robert Mineau,contremaître au Jardin botanique, et les représentants à la prévention de la section locale 301. Nous remercions également nos figurants : Lynda Ayotte, Marc-André Langevin et Luc Théroux.

Notre personne-ressource : Cheikh Faye, alors ergonome à la Direction générale de la prévention-inspectionà la CNESST

Coordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection de la CNESST


Pour en savoir plus