Ponçage manuel sur un tour à métal conventionnel

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1 Simon effectue un travail de sablage manuel sur un tour à métal conventionnel. Quelle mauvaise idée!

La solution :

  • Le sablage manuel doit être effectué sur un tour à métal à contrôle numérique réservé à cet effet.
  • Un accessoire de sablage doit être installé sur le tour à métal conventionnel afin de mécaniser le travail.
  • Aucun type de tour ne permet d’effectuer un travail de sablage de manière sécuritaire.

2 Les mors du mandrin sont prêts à agripper tout ce qui leur sera facilement accessible. Dangereux!

La solution :

  • Installer un protecteur interverrouillé qui protégera l’accès au mandrin.
  • S’assurer de maintenir les mains à une distance d’au moins 50 cm du mandrin en rotation.
  • Porter des gants en cotte de maille empêchant toute lacération aux mains.

3 Visiblement, Simon n’est pas à l’abri des projections de fluide de coupe et de particules de métal.

La solution :

  • Porter une visière et un survêtement imperméable.
  • Installer un protecteur transparent vis-à-vis la zone de coupe.
  • Capter les fluides et les particules à la source par un système d’aspiration.

4 Simon porte un vêtement ample et des gants de tricot recouverts de caoutchouc. Ce n’est peut-être pas approprié.

La solution :

  • Porter un vêtement ajusté et des gants en cuir de la bonne taille.
  • Porter un vêtement à manches courtes et des gants en cotte de maille.
  • Porter des vêtements qui n’offrent aucune prise à quelque pièce que ce soit, et oublier les gants.

5 Dans cet environnement où le bruit est souvent au rendez-vous, Simon risque de développer des problèmes d’audition.

La solution :

  • Porter des protecteurs auditifs appropriés.
  • Mesurer le niveau de bruit dans l’atelier à intervalles réguliers.
  • Toutes ces réponses.

6 Des copeaux de métal et du fluide au sol, des outils épars sur le tour… Quelle pagaille!

La solution :

  • Ranger les outils et nettoyer le sol.
  • Déloger les copeaux à l’aide d’un jet d’air comprimé.
  • Toutes ces réponses.

Photo : Caroline Bérubé

Dans un atelier mécanique, la présence d’un tour à métal conventionnel n’a rien d’inusité. Une mauvaise utilisation peut toutefois comporter plusieurs risques pour la sécurité de l’opérateur. Pour les besoins de notre démonstration, Simon a accepté de jouer le jeu et de nous montrer ce qu’il ne faut surtout pas faire lors du processus d’usinage, quand un travail de finition est requis. À l’aide d’un papier abrasif, il effectue manuellement une rectification sur la pièce usinée.

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Les corrections

Ponçage manuel sur un tour à métal conventionnel

On ne le répétera jamais assez : toute intervention manuelle sur un tour à métal est formellement interdite, qu’il s’agisse de ponçage ou de limage. L’employeur doit bien informer son personnel des risques importants associés à cette méthode de travail dangereuse et assurer en tout temps une supervision adéquate. Une bonne pratique consiste à installer un autocollant destiné à rappeler cette exigence aux travailleurs.

Pour éviter un accident pouvant causer de graves blessures, il faut qu’un accessoire de ponçage soit installé sur le tour afin de mécaniser le travail de finition en cours.

Un protecteur interverrouillé protège l’accès au mandrin. Toute la longueur de ce dernier est recouverte, du bâti jusqu’à l’extrémité des mâchoires. Dans l’autre sens, le protecteur atteint minimalement la ligne centrale du dispositif de prise de pièce en rotation. Un autre protecteur transparent vis-à-vis de la zone de coupe sert à éviter les éclaboussures de fluide et l’éjection de copeaux vers le travailleur.

Pour éviter l’enroulement d’un vêtement par contact avec la vis mère, il faut s’assurer que cette dernière est complètement protégée ou en position sûre, c’est-à-dire suffisamment en retrait sous le bâti. Dans le présent scénario, on a installé un rideau protecteur déroulant.

Un atelier mécanique peut parfois être très bruyant, c’est pourquoi les protecteurs auditifs sont de mise. Quant aux gants, utiles pour la manipulation des pièces, ils deviennent un facteur de risque important lorsque le tour fonctionne. Il faut donc les enlever lorsqu’on travaille sur le tour, tout comme le sarrau à manches longues. En fait, il faut porter des vêtements qui n’offrent aucune prise à quelque pièce que ce soit.

Enfin, mentionnons que les outils sont à leur place et que le sol a été nettoyé, ce qui prévient les risques de chute et de glissade.

 

Nous remercions le personnel de l’usine WestRock de La Tuque pour sa collaboration : le comité paritaire de santé et sécurité, Marc Bélisle, directeur des ressources humaines, et Audrey Bergeron, coordonnatrice santé et sécurité. Nous remercions également notre figurant, Simon Bouchard, ainsi que Sébastien Lambert, tous deux machinistes.

Nos personnes-ressources : Sophie-Emmanuelle Robert, ing., conseillère experte en sécurité des machines à la Direction générale de la prévention-inspection, et Denis Marchand, inspecteur à la Direction régionale de la Mauricie et du Centre-du-Québec, tous deux de la CNESST.

Coordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection de la CNESST


Pour en savoir plus

  • QUÉBEC. Règlement sur la santé et la sécurité du travail, R.L.R.Q., c. S-2.1, r.13, à jour au 1er avril 2016, section XXI, [En ligne], 2016.
  • ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION. Machines-outils, Sécurité, Machines de tournage, 2e éd., Genève, ISO, 2015, 77 p. (ISO 23125)
  • AMERICAN NATIONAL STANDARD FOR MACHINE TOOLS. Safety Requirements for Manual Turning Machines with or without Automatic Control, É.-U., ANSI, 2007, 45 p. (ANSI B 11.6-2001,R2007)