En clinique vétérinaire

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Vous avez répondu à toutes les questions. Consultez les corrections pour voir les solutions.

1 Claudine s’y prend bien mal pour soulever le chien qu’elle doit examiner.

La solution :

  • Plier les genoux, garder le dos droit et tenir l’animal près du corps.
  • Toujours être deux pour soulever un chien.
  • Éviter la répétition de mouvements en laissant toujours le propriétaire de l’animal le déposer lui-même sur la table d’examen.

2 Un tube en verre et une seringue sur le plan de travail pourraient blesser le chien et Claudine par la même occasion.

La solution :

  • Ranger le tube en verre et remettre le capuchon à la seringue de façon sécuritaire.
  • Ranger le tube en verre et disposer de la seringue dans un contenant prévu à cet effet.
  • Toutes ces réponses.

3 Cheveux libres et sandales aux pieds, Claudine a certes une allure décontractée, mais peu appropriée à la tâche.

La solution :

  • Porter des chaussures fermées et à talon plat et attacher les cheveux longs.
  • En toutes circonstances, porter des chaussures fermées antidérapantes (répondant à la norme CSA) et attacher les cheveux longs.
  • Les sandales sont permises lors les examens mais les cheveux doivent demeurer attachés en tout temps.

4 Biscuits et gobelet de café sur le comptoir. La nourriture pour humains n’a peut-être pas sa place dans une salle d’examen.

La solution :

  • Mis à part les boissons, aucune nourriture ne doit se retrouver dans la salle d’examen.
  • En salle d’examen, le vétérinaire garde boisson et nourriture sur un comptoir prévu à cet effet.
  • Proscrire les boissons et la nourriture dans la salle d’examen.

5 Laisse, bol de nourriture, couverture et flaque d’urine sur le sol. C’est une salle d’examen ou un parcours à obstacle?

La solution :

  • S’assurer que les animaux ont uriné avant de les examiner.
  • Garder le sol propre et désencombré afin d’éliminer les risques de chute et de glissade.
  • Garder le sol désencombré afin d’éliminer les risques de chute et installer un tapis absorbant dans la zone d’examen.

Photo : Denis Bernier

Travailler auprès des animaux comprend  une bonne dose d’imprévisibilité. C’est pourquoi il vaut mieux faire preuve de vigilance et bien planifier le travail. Ainsi, la santé et la sécurité des travailleurs, et des animaux, ne seront pas menacées. Pour les besoins de notre démonstration, Claudine a accepté de déroger à ses méthodes habituelles de travail.

Pouvez-vous dire quelles erreurs ont été commises ?

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Les corrections

En clinique vétérinaire

Soulever des animaux dont le poids moyen est de 12 kilos plusieurs fois par jour peut devenir un risque professionnel certain en clinique vétérinaire. Pour éviter de se faire mal au dos lorsqu’on soulève un animal, il faut plier les genoux, garder le dos le plus droit possible et tenir l’animal près du corps  dans le creux du coude. Si l’animal est plus lourd, il vaut mieux le soulever à deux ou faire l’examen au sol. Il y a ainsi moins de risques pour le monter à la table d’examen, moins de stress pour le chien, et il est alors plus facile de l’examiner, à la tête notamment. Pour l’examen au sol, les mêmes principes ergonomiques de base s’appliquent, mais il faut également éviter de poser un genou au sol afin de pouvoir bouger plus rapidement si l’animal devient menaçant. Aussi, si l’on soupçonne que l’animal risque de devenir dangereux, une muselière peut être utilisée.

Lors de l’examen d’un animal, s’il n’est pas possible de disposer tout de suite d’une aiguille souillée dans un contenant conçu à cet effet, il faut remettre le capuchon. Attention cependant de le faire correctement, comme illustré sur la mortaise, pour éviter de se piquer avec ladite aiguille. Cette façon de faire n’est valable que dans un contexte de soins aux animaux en clinique vétérinaire.

En pratique vétérinaire, le port de gants n’est pas une opération de routine, puisque les animaux ne peuvent transmettre aux humains des virus comme l’hépatite. Toutefois, en présence de sang ou de saletés, ou si l’animal présente un risque de transmission de zoonoses (notamment la teigne), il vaut mieux porter des gants.

Les personnes travaillant avec les animaux doivent bien entendu porter des chaussures fermées et à talon plat. De plus, pour des raisons d’hygiène évidentes, les cheveux longs doivent être attachés. Toujours pour des raisons d’hygiène, la nourriture et les boissons sont évidemment à proscrire dans la salle d’examen.

Enfin, le sol a été nettoyé aussitôt que le petit accident a  été déclaré. La laisse, les plats de nourriture et la couverture  sont bien rangés. Les risques de chute et de glissade sont donc ainsi éliminés.

 

Nous remercions la direction et le personnel du Centre hospitalier universitaire vétérinaire à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal pour sa collaboration : Dr Michel Carrier, Doyen de la Faculté, Dre Josiane Houle, directrice des opérations hospitalières, Yves Rossignol, conseiller en sécurité et mesures d’urgence, et Dre Louise St-Germain, responsable de formation clinique. Nous remercions également notre figurante, Claudine Desroches Lapointe, étudiante.

Nos personnes-ressources : Sophie Charron, conseillère en prévention-inspection à la Direction de l’hygiène du travail, et Pascal Rizzo, ergonome et inspecteur à la Direction régionale de Laval, tous deux de la CNESST.

Coordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection de la CNESST

 


 

Pour en savoir plus

  • La prévention, c’est pas si bête – Fiches de prévention (2000). CSST en collaboration – DC300-415 (00-12).
  • Institut national de santé publique du Québec : https://www.inspq.qc.ca/zoonoses.
  • Conditions de travail et risques professionnels dans les cliniques vétérinaires, INRS, Documents pour le médecin du travail,  no 94, 2e trimestre 2003.