Contrôle des énergies dangereuses à la ferme

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1 Mark change les couteaux à l’intérieur du mélangeur attelé au tracteur sans que Louise ne le sache. Si, par accident, on faisait démarrer la vis de mélange…

La solution :

  • Avant d’entreprendre les travaux, Mark se sert de la procédure de contrôle des énergies dangereuses élaborée pour cette tâche.
  • L’installation de son cadenas personnel sur un dispositif de cadenassage assure à Mark que la machine ne puisse démarrer. Les travailleurs de la ferme et son entourage sont ainsi informés que Mark effectue une tâche dangereuse.
  • Toutes ces réponses.

2 Le protecteur de l’arbre de transmission n’est pas complètement en place.

La solution :

  • Pour qu’il soit sécuritairement attelé, le protecteur jaune de la prise de force de l’arbre de transmission doit le couvrir complètement.
  • L’application d’une méthode de contrôle des énergies dangereuses permet de retirer un protecteur le temps d’effectuer une tâche.
  • Toutes ces réponses.

3 Clés en main, Louise se dirige vers la cabine du tracteur. Et si elle tombait?

La solution :

  • Louise doit toujours conserver trois points d’appui, regarder où elle va, en montant face au tracteur et en redescendant dos à celui-ci.
  • En montant ou en descendant, Louise doit toujours faire face au tracteur et conserver trois points d’appui.
  • Question de garder la forme, Louise enjambe les marches deux par deux!

4 Où est passé le manuel du fabricant du mélangeur?

La solution :

  • Tous les manuels du fabricant des équipements doivent être conservés en lieu sûr.
  • Mark doit toujours ranger le manuel du fabricant dans le contenant prévu à cet effet sur son équipement. Les procédures de contrôle des énergies peuvent également y être rangées.
  • Aucune de ces réponses.

5 Des souliers de course aux pieds sur une ferme, ce n’est peut-être pas une bonne idée !

La solution :

  • L’important l’automne, c’est de rester au chaud. Une bonne paire de bas fait l’affaire.
  • Une paire de souliers confortables permet à Louise de travailler du matin au soir.
  • Une chaussure de sécurité avec semelle antidérapante munis d’un embout protecteur constitue un excellent moyen de protection.

6 Des outils déposés sur le mélangeur, une fourche, une pelle et un bidon d’essence jonchant le sol, est-ce un parcours à obstacles ?

La solution :

  • L’ensemble des objets doivent être rassemblés dans un espace plus restreint.
  • L’espace de travail doit être propre et désencombré afin d’éliminer les risques de chute et de glissade. Les outils placés en hauteur devront être disposés de manière sécuritaire.
  • Le matériel inutile doit être rangé, mais la fourche doit rester à portée de main pour nourrir les vaches.

Photo : Denis Bernier

Avant de commencer les travaux pour changer les couteaux,Mark révise et suit la procédurede contrôle des énergies qui aété établie pour cette tâche.

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Les corrections

Contrôle des énergies dangereuses à la ferme

Avant de commencer les travaux pour changer les couteaux, Mark révise et suit la procédure de contrôle des énergies qui a été établie pour cette tâche. Ainsi, avant tout, il s’assure de mettre le frein de stationnement et de mettre les commandes au point mort. Ensuite, il coupe la principale source d’alimentation en énergie du mélangeur en arrêtant le tracteur et en retirant la clé du contact, qu’il conservera sur lui tout au long des travaux. Il a également verrouillé la cabine et apposé un avertissement sur le tracteur qui indique de ne pas l’utiliser pendant les travaux de maintenance. Pour plus de sûreté, la procédure prévoit aussi de déconnecter l’arbre de transmission, de le cadenasser sur le timon du mélangeur et de conserver sur soi la clé du cadenas. Ainsi, Louise ou un employé ne pourront pas démarrer le tracteur ou le mélangeur. Le manuel du fabricant est à portée de main dans un tube sur le mélangeur ; Mark peut donc le consulter et s’y référer facilement. De plus, la procédure de contrôle des énergies peut y être insérée.

Contrôler les énergies avant de travailler sur un équipement agricole, c’est d’abord couper les sources d’alimentation en énergie et s’assurer d’empêcher un redémarrage lors de travaux, par exemple en utilisant une méthode comme le cadenassage. Contrôler les énergies, c’est aussi attendre l’arrêt complet des pièces en mouvement et amener les énergies résiduelles ou accumulées dans l’équipement au niveau zéro, ou à défaut, à un niveau sécuritaire, pour empêcher la mise en mouvement de toute pièce ou partie d’équipement dans la zone de travail. Avant de redémarrer la machine, Mark vérifiera notamment que toutes les pièces remplacées et les outils ont été retirés, que tous les protecteurs ont bien été remis en place et qu’il n’y a personne à proximité.

À moins que ce ne soit dans le cadre de l’application d’une méthode de contrôle des énergies, ce protecteur doit être bien en place, notamment avant de démarrer l’équipement. Pour monter ou descendre d’un tracteur ou d’un véhicule lourd, il vaut mieux faire face au véhicule et toujours conserver trois points d’appui, soit deux pieds et une main ou deux mains et un pied. Il faut aussi utiliser les mains courantes et non pas tenir le rebord de la porte. Quant au marchepied, il doit être maintenu en bon état.

Puisque les travailleurs sur la ferme peuvent être appelés à manipuler des objets lourds ou de gros animaux, ils doivent être chaussés de façon appropriée, c’est-à-dire avec des chaussures de sécurité avec embout protecteur.

Enfin, le sol a été dégagé de tout ce qui l’encombrait. Et les outils que Mark utilise pour changer les couteaux du mélangeur ne seront pas laissés à un endroit où ils pourraient tomber et blesser quelqu’un.

Nous remercions la Ferme Anderson, à Howick, pour son excellente collaboration. Nous remercions également nos figurants, Louise Girard et Mark Anderson.

Nos personnes-ressources : Camille Loiselle, Centre de formation professionnelle des Moissons, et François R. Granger, conseiller-expert en préventioninspection à la Direction générale de la prévention-inspection de la CNESST

Coordination : Louise Girard et Sylvie Gascon, Direction générale de la préventioninspection de la CNESST