Le transporteur à courroie

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Vous avez répondu à toutes les questions. Consultez les corrections pour voir les solutions.

1 Un escabeau dans une pente? Est-ce vraiment une bonne idée?

La solution :

  • Trois points d’appui sont requis en tout temps lors de travaux impliquant un escabeau.
  • L’employeur doit fournir un escabeau ajustable pour un plan incliné lors de son utilisation dans une pente.
  • Toutes ces réponses.

2 Et si un collègue redémarrait le convoyeur? Réjean pourrait entrer en contact avec un angle rentrant et se faire entraîner dans le convoyeur...

La solution :

  • Réjean doit appliquer une procédure de contrôle des énergies lorsque ce type de tâche est requis. Ainsi, Réjean sera hors de danger pour effectuer ses travaux.
  • Il doit s’attacher à son escabeau pour s’assurer de ne pas perdre l’équilibre pendant l’opération.
  • Il n’a pas à s’inquiéter, il a averti tous ses collègues qu’il travaillait sur le convoyeur.

3 Où est passé le câble d’arrêt d’urgence du convoyeur?

La solution :

  • Lors de l’utilisation normale du convoyeur, un câble d’arrêt d’urgence doit être installé.
  • Lors des opérations de déblocage, le câble d’arrêt d’urgence n’est d’aucune utilité puisque des procédures de contrôle des énergies sont obligatoires.
  • Toutes ces réponses.

4 Est-ce que Réjean veut s’esquinter le dos à taper ainsi avec une masse sur la goulotte?

La solution :

  • Cogner sur la goulotte avec une masse plus légère
  • Utiliser le système de vibration du moteur ou d’un percuteur pneumatique pour débloquer les matériaux coincés à l’intérieur sans effort.
  • Utiliser une longue perche et brasser les matériaux coincés dans la goulotte.

5 Vêtements amples, guenille qui pendouille, est-ce vraiment approprié?

La solution :

  • Limiter la longueur des objets qui dépassent à 10 centimètres.
  • Malgré les procédures de cadenassage bien en place, il est toujours de mise de porter des vêtements de travail appropriés.
  • Toutes ces réponses.

6 Où sont passés les équipements de protection individuelle indispensables?

La solution :

  • Des bottes de travail, des gants, un dossard, des lunettes de sécurité et un casque sont recommandés pour ce type de travail.
  • Des gants et des bottes de travail sont suffisants.
  • En dehors d’un chantier de construction, seules les bottes de travail sont requises.

7 Travailler dans une pente peut déjà être ardu. Il n’est peut-être pas nécessaire d’en faire également un parcours à obstacles!

La solution :

  • Le sol doit être propre et dégagé.
  • Les outils et le matériel doivent être rangés de manière à ne pas encombrer l’aire de travail et la circulation.
  • Toutes ces réponses.

Photo : Denis Bernier

À l’occasion de sa vérification quotidienne, Réjean remarque que la trémie est bloquée et que le sable ne s’écoule pas. Qu’à cela ne tienne, il a bien l’intention de trouver une solution ! D’abord, il démonte le protecteur fixe pour voir d’où vient le problème. Quelques coups de masse sur la goulotte devraient venir à bout du blocage! Comme vous pouvez le constater, Réjean a accepté de déroger à ses habituelles méthodes de travail pour les besoins de notre démonstration.

Pouvez-vous dire quelles erreurs ont été commises ?

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Les corrections

Le transporteur à courroie

Avant de commencer les travaux d’entretien sur un convoyeur, une procédure de cadenassage ou de contrôle des énergies dangereuses a été mise en place et appliquée. Si plusieurs personnes sont appelées à intervenir sur le convoyeur ou à circuler dans la zone dangereuse, elles doivent toutes suivre les procédures de cadenassage prévues par l’employeur et apposer leur propre cadenas. Un convoyeur doit être conçu de façon à ce que toutes ses zones dangereuses soient inacessibles durant son fonctionnement normal. L’article 182 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail stipule qu’une « machine doit être conçue et construite de manière à rendre sa zone dangereuse inaccessible, à défaut de quoi celle-ci doit être munie d’au moins un des protecteurs ou des dispositifs de protection […] ». Pour être conforme, le convoyeur doit également être pourvu d’un câble d’arrêt d’urgence installé sur toute sa longueur. C’est à l’employeur de s’assurer de la conformité du convoyeur.

Il faut également s’assurer que le type de convoyeur et de courroie, de même que son installation, est adapté à la production, de manière à minimiser le nombre d’interventions de maintenance. Si le convoyeur transporte des matériaux susceptibles de provoquer un blocage, l’utilisation d’un moteur vibrant ou d’un percuteur pneumatique doit être envisagée afin d’éviter ce genre d’intervention à risque. Placé sur la trémie, le percuteur agit sur les parois par chocs successifs, facilitant ainsi l’écoulement du produit. Ainsi, Réjean n’aura pas à utiliser une masse à bout de bras!

Enfin, tous les ouvriers appelés à travailler à proximité d’un convoyeur doivent être informés des règles de sécurité à suivre. Et l’on doit s’assurer que ces directives sont bien respectées. Quant aux opérateurs et aux préposés à la maintenance qui ont à réparer, ajuster et entretenir un convoyeur, ils doivent recevoir l’information et la formation appropriées.

Attention aux vêtements trop amples, aux bijoux ou aux cheveux qui risquent d’être happés par un convoyeur en mouvement. La combinaison de travail est de rigueur, de même que les gants de travail, les chaussures de sécurité, la protection visuelle et le casque de construction.

Finalement, il existe des escabeaux conçus pour des plans inclinés ; ils doivent être utilisés lorsqu’il y a une pente au sol. De plus, il est essentiel de conserver trois points d’appui lorsqu’on travaille sur un escabeau. Le sol a été dégagé de tout ce qui l’encombrait. Ainsi, Réjean et Nicolas, son contremaître, ont de la place pour travailler.

Nous remercions la Demix Béton, une division de Holcim Canada, à LaSalle, pour son excellente collaboration. Nous remercions Dominic Laporte, conseiller en santé et sécurité du travail, et également nos figurants, Réjean Deschênes et Nicolas Dussault, contremaître.

Nos personnes-ressources : Josée Ouellet, conseillère en prévention-inspection à la Direction générale de la prévention-inspection, et Régis Lachance, inspecteur à la Direction régionale de Montréal, tous deux de la CNESST.

Coordination : Sylvie Gascon, Direction générale de la prévention-inspection de la CNESST

 


 

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