La gestion parasitaire

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Vous avez répondu à toutes les questions. Consultez les corrections pour voir les solutions.

1 Que renferme exactement le contenant que Gary tient dans ses mains? Le sait-il lui-même?

La solution :

  • Une étiquette doit être apposée sur chacun des contenants afin de pouvoir identifier les substances et utiliser les moyens de prévention appropriés.
  • Le technicien doit déjà avoir rempli son pulvérisateur et sa poire des produits qu’il compte utiliser.
  • Toutes ces réponses.

2 Un pulvérisateur qui coule, une poire qui fuit, Gary semble décidé à semer ses produits à tout vent!

La solution :

  • Ce n’est pas grave s’il y a des fuites. Pour se débarrasser des fourmis, vaut mieux saupoudrer généreusement ces produits plutôt inoffensifs.
  • Pour faire un travail professionnel et sécuritaire pour lui-même et pour les occupants de cette maison, les outils et le matériel de travail doivent être en bon état.
  • Un petit dégât, c’est vite ramassé. Gary fait le nécessaire pour limiter les inconvénients.

3 La cliente est-elle vraiment à sa place dans la zone de travail du technicien?

La solution :

  • Nathalie doit laisser le technicien faire son travail sans le déranger.
  • La cliente ne doit pas s’exposer aux produits utilisés par le technicien.
  • Toutes ces réponses.

4 Café, noix, cure-dent et insecticides, tout un mélange !

La solution :

  • Les risques de contamination sont élevés. La nourriture et tout ce qu’on porte à la bouche ne doivent pas se retrouver dans la zone de travail.
  • L’eau est l’unique boisson acceptable dans ce contexte de travail.
  • Si le couvert du verre de café est bien en place et que les noix sont dans un contenant hermétique; le travailleur n’a rien à craindre.

5 Les linges à vaisselle et autres textiles laissés sous l’évier recueilleront sûrement un peu d’insecticide.

La solution :

  • La cliente devra dégager la zone de travail de Gary de tout matériel susceptible d’être contaminé.
  • Par mesure de sécurité, dans les heures suivant le passage du technicien, tout devra être nettoyé.
  • Gary est un technicien consciencieux et expérimenté, il contournera les obstacles que la cliente aura laissé en place.

6 Sans chaussures et sans aucune protection individuelle, est-ce que Gary est vraiment bien équipé pour effectuer ce travail?

La solution :

  • Le temps d’exposition n’étant pas significatif, Gary n’a donc pas besoin de protection individuelle, il doit tout de même porter des chaussures de sécurité.
  • En plus d’adopter de bonnes méthodes de travail, Gary doit porter tous les équipements de protection individuelle requis, entre autres, des lunettes, des chaussures de sécurité, ainsi qu’un survêtement.
  • En industrie, les équipements de protection individuelle sont obligatoires. À l’intérieur d’un domicile, le technicien détermine s’ils sont nécessaires.

7 Si Gary ne glisse pas sur la flaque de liquide, peut-être que le sol encombré le fera trébucher.

La solution :

  • Le technicien doit demander au client de dégager l’espace de travail avant son arrivée.
  • Un sol non-encombré est garant d’un espace de travail sécuritaire.
  • Toutes ces réponses.

Photo : Denis Bernier

La cuisine de Nathalie est infestée de fourmis charpentières. Pour s’en débarrasser, elle décide de faire appel à une entreprise spécialisée en gestion parasitaire. Le technicien est sur place et s’apprête à entrer en action. Pour les besoins de notre démonstration, Gary aaccepté de déroger à ses habituelles méthodes de travail.

Pouvez-vous dire quelles erreurs ont été commises ?

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Les corrections

Gestion parasitaire

La gestion parasitaire peut entraîner des risques bien réels et documentés pour la santé des travailleurs et pour celle des occupants des résidences touchées. Et la possibilité de contamination de l’eau, de l’air, du sol et des biens s’ajoute. Le technicien en gestion parasitaire doit donc recevoir une formation complète qui traitera du transport, de la préparation, de l’application et de l’entreposage sécuritaire des pesticides. Le but? Que le technicien adopte des pratiques sécuritaires pour sa propre santé, mais aussi pour celle de ses clients.

Tout d’abord, avant de se rendre à une résidence, le technicien doit se préparer correctement et s’assurer de transmettre certaines consignes au client. Le client doit dégager l’espace de travail et vider ses armoires pour que le technicien puisse faire son travail correctement, mais également pour éviter que certains tissus et objets soient contaminés par l’insecticide. Le travailleur, de son côté, a rempli son pulvérisateur et sa poire des produits qu’il compte utiliser selon le parasite à éliminer. Bien entendu, tous les contenants sont correctement identifiés avec une fiche détaillée sur chacun des produits. De cette façon, si par mégarde, un enfant venait à ingérer le produit, on ne perdrait pas un temps précieux à chercher les renseignements utiles pour le centre anti-poison.

Le pulvérisateur et la poire utilisés sont en bon état et correctement employés. Le liquide et la poudre ne se répandront pas ailleurs qu’aux endroits nécessaires.

Évidemment, on ne mange pas et on ne boit pas pendant qu’on utilise un insecticide. Le client doit laisser le technicien faire son travail sans le déranger, et surtout sans s’exposer lui-même aux produits utilisés.

Le travailleur doit porter l’équipement de protection individuelle en fonction du produit utilisé. Dans tous les cas, il doit porter des chaussures de sécurité, un vêtement de travail qui sera retiré avant d’embarquer dans le véhicule et de reprendre la route, des gants en nitrile, des lunettes et un appareil de protection respiratoire. Pour certaines interventions nécessitant des produits ayant de grandes propriétés de propagation, un survêtement qui couvre également la tête pourrait être de mise.

Nous remercions également notre figurant, Gary Birnie, technicien en gestion parasitaire.

Nos personnes-ressources : Nathalie Paradis, inspectrice à la Direction régionale de Montréal en prévention-inspection et figurante, et Linda Berchiche, conseillère en prévention-inspection à la Direction générale de la prévention-inspectionet du partenariat, toutes deux de la CNESST.

Coordination : Sylvie Gascon, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CNESST

 


 

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