C’est le temps des vacances : les jeunes se joignent au monde du travail

Source : Shutterstock
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La période estivale est à nos portes. Pour plusieurs salariés, elle est synonyme de vacances. Pour nombre de jeunes étudiants en âge de travailler, cette période signifie quitter les bancs d’école pour grossir les rangs des travailleurs. Chaque année de mai à septembre, ils sont donc des milliers de jeunes à intégrer le monde du travail s’ils n’en font pas déjà partie. Souvent, ils ne sont pas tellement au fait de leurs droits ou ils les connaissent mal.

De son côté, l’employeur a plusieurs obligations, dont celle de respecter les dispositions de la Loi sur les normes du travail (LNT), mais il n’est pas tenu d’informer les salariés de leurs droits.

Le magazine Prévention au travail s’est penché sur les principaux thèmes concernant les normes du travail susceptibles d’être une source de questionnements pour les jeunes, leurs parents ou les employeurs.

La rémunération

Le 1er mai 2017, le salaire horaire minimum est passé de 10,75 $ à 11,25 $. Quant au taux du salaire à pourboire, il a augmenté de 9,20 $ à 9,45 $ ce même jour.

Le vêtement de travail

Rien ne peut faire en sorte qu’un salarié reçoive moins que le salaire minimum. Donc, si ce dernier doit débourser de l’argent pour acheter, porter ou entretenir un vêtement particulier, utilisé pour son travail, son salaire doit être ajusté en conséquence, qu’il reçoive des pourboires ou non.

Les heures supplémentaires

La semaine de travail normale est de 40 heures sauf pour quelques exceptions. À partir de la 41e heure, c’est le « taux et demi » qui s’applique (le salaire doit être majoré de 50 %). Il est important de savoir que certaines catégories de salariés n’ont pas droit au « taux et demi », dont les travailleurs agricoles, les cadres et les étudiants employés dans une colonie de vacances. Le temps de travail rémunéré Lorsque le salarié se trouve sur son lieu de travail, à la demande de son employeur, et qu’il est disponible pour offrir sa prestation de travail, il doit être rémunéré. Cela veut dire que si le salarié prend du temps pour manger, mais qu’il doit demeurer sur son lieu de travail au cas où un client se présenterait, il doit être payé. Les pauses, le temps de déplacement exigé par l’employeur, les périodes d’essai ou de formation doivent également être rémunérés par l’employeur. Notez que la pause-café n’est pas obligatoire. C’est l’employeur qui décide s’il en accorde ou non.< p>

La fin d’emploi

L’employeur qui met fin à l’emploi du salarié doit lui remettre à l’avance un avis de cessation d’emploi. Il doit également lui verser son indemnité de vacances, c’est-à-dire le montant qu’il a accumulé pour les vacances qu’il n’a pas encore prises. Ce montant correspond à 4 ou 6 % de son salaire brut gagné pendant l’année de référence en cours, soit entre le 1er mai et le 30 avril, selon la durée de son emploi.

Les jours fériés

Qu’il soit à temps plein ou à temps partiel, au pourboire ou non, engagé pour une longue ou une courte période, le travailleur a droit à un congé et à une indemnité pour chacun des jours fériés. Les jours fériés, chômés et payés prévus par la LNT au Québec sont le jour de l’An, le Vendredi saint ou le lundi de Pâques (au choix de l’employeur), la Journée nationale des patriotes, la fête du Canada, la fête du Travail, l’Action de grâces, le jour de Noël de même que le jour férié prévu à la Loi sur la fête nationale.

Vous avez des questions?

Trouvez toute l’information dont vous avez besoin ainsi que plusieurs outils à cnesst.gouv.qc.ca .

Les préposés aux renseignements de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail peuvent également répondre à vos questions au 1 844 838-0808.