Une semaine dédiée à la santé et à la sécurité chez Sanimax!

Photos : Sanimax
Photos : Sanimax

Vous êtes tous importants! Voici une des valeurs véhiculées par Sanimax, une entreprise spécialisée en équarrissage, dont le siège social se situe à Montréal.

L’usine de Montréal compte à elle seule 250 employés, mais l’entreprise a également fait des petits ailleurs au Canada, aux États-Unis et, plus récemment, au Brésil. Pour démontrer l’importance de la santé et de la sécurité de ses nombreux employés au sein de l’entreprise, Sanimax a tenu une semaine thématique du 6 au 9 juin dernier.

Dans une ambiance conviviale, l’équipe de Sanimax Montréal a tenu une semaine « santé, sécurité et mieux-être », organisée afin de démontrer aux travailleurs qu'on peut, au travail, associer ces sujets au plaisir. « Nous avons fait des activités amusantes, qui passent des messages en même temps. Il faut avouer que ce n’est pas toujours l’emploi des plus faciles, car après tout, on récupère des restants d’animaux morts, mais on essaie justement de rendre cela plus plaisant », explique Jean-Daniel Belcourt, coordonnateur en santé et sécurité du travail chez Sanimax. Trois journées thématiques ont donc été préparées pour le plus grand bonheur des employés. « C’est vraiment une semaine pour favoriser l’engagement des employés et promouvoir les projets des années à venir », ajoute-t-il. L’entreprise met beaucoup d’efforts à instaurer un esprit de collaboration en vue de réduire les accidents chaque année. Et ça marche. Il y a sept ans, on comptait 30 accidents avec perte de temps à l’usine de Montréal, contrairement à un seul l’an dernier. Les efforts portent leurs fruits !

Cibler la santé et la sécurité

Sécurité des machines, cadenassage, espaces clos, travail à chaud et en hauteur, hygiène du travail… Chez Sanimax, les employés doivent faire face à la majorité des risques existants, tous les jours. Plusieurs projets sont mis sur pied en vue d’éliminer ces risques. Toutefois, pour établir un ordre des priorités, une échelle d’évaluation des risques est réalisée. « En santé et sécurité, c’est important de ne pas se laisser influencer par le goût du jour et de vraiment se fier au plan initial », mentionne M. Belcourt. Pour bien commencer cette journée, Vanessa Henri, kinésiologue consultante chez Synetik, une firme partenaire, a effectué des exercices d’étirement avec les travailleurs. « On fait des échauffements lorsqu’on fait du sport, pour ne pas se blesser. Pourquoi ne pas en faire au travail? Un employé du service du transport peut être assis dans son camion pendant plusieurs heures. Lorsqu’il se lève et va effectuer son travail, il n’est pas échauffé et commence à soulever des charges. Le camionneur s’expose à des contraintes ergonomiques majeures », mentionne M. Belcourt. C’est la raison pour laquelle Sanimax s’est jointe à Synetik, qui fait des formations et de l’accompagnement au sein de l’entreprise. Sous un chapiteau se trouvaient plusieurs kiosques, où les employés pouvaient aller se renseigner sur divers sujets associés à la santé et à la sécurité. On pouvait trouver notamment le kiosque du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, qui traitait des contraintes thermiques, des saines habitudes de vie et du tabagisme, et où des dépliants étaient distribués aux participants. À cette journée, l’Académie des pompiers de Mirabel avait été invitée pour faire des démonstrations et enseigner l’utilisation d’un extincteur et autres équipements. L’usine Sanimax, qui possède de l’équipement pour faire du sauvetage à l’extérieur d’espaces clos fabriqués par Innova, était aussi présente dans l’un des kiosques. Il fallait que les employés voient comment les pompiers interviennent dans une telle situation de crise. L’Académie des pompiers de Mirabel possède une entreprise, nommée Targe Risk Management, qui donne des cours et des formations sur le sauvetage en espace clos. Sanimax peut ainsi prévoir les sauvetages en fonction du travail effectué par les pompiers. La formation sur la protection respiratoire est également un des objectifs stratégiques de l’entreprise en 2016; c’est pourquoi un représentant de 3M est venu expliquer en détail les produits que Sanimax utilise pour protéger les travailleurs. Également, pour favoriser la participation des travailleurs, plusieurs petits concours et tirages ont eu lieu. « On a essayé d’inciter les gens à venir faire leur tour pour leur montrer qu’on désire prendre soin d’eux », rappelle M. Belcourt.

L’environnement à coeur

Les deuxième et troisième journées se sont davantage déroulées sous la thématique de l’environnement et de la promotion d’une vie saine. Un traiteur était sur place pour le dîner et un repas santé a été servi aux employés. Sébastien Houle, superviseur de l’environnement, et le comité environnement de l’entreprise étaient sur place et distribuaient gratuitement des bouteilles réutilisables avec infuseur. M. Houle a quant à lui parlé d’économie d’eau potable. « En période de chaleur, nous avons l’obligation de fournir de l’eau aux employés. Toutefois, nous voulions passer le message qu’il est nécessaire de se débarrasser des bouteilles jetables », explique M. Belcourt. Également, les employés ont pu se mesurer à leurs collègues et à leurs patrons lors d’une compétition amicale d’aviron, activité très appréciée où plusieurs défis ont été lancés. Lors de la troisième journée, Béa Johnson, l’auteure du livre Zéro déchet, a animé une conférence offerte à tous les employés, dans laquelle elle a parlé de son expérience et donné quelques conseils. Aussi, dans un cadre environnemental, des jardiniers de la compagnie Semis Urbains ont visité les employés, et ensemble ils ont créé des potagers biologiques. « Nous avons donc maintenant nos petits potagers, où l’on cultive plusieurs légumes frais. Les employés peuvent venir se servir quand ils le désirent. L’objectif est de promouvoir la santé et les bons produits de chez nous », mentionne M. Belcourt. Également, pour faire une activité qui fait bouger les employés, des cours d’escrime ont été donnés et une petite compétition a ensuite été organisée. En tout, c’est une centaine d’employés qui ont participé aux trois journées, organisées par une équipe multidisciplinaire allant des ressources humaines à l’environnement, en passant par la santé et la sécurité du travail, et chapeautée par l’instigateur du projet, Éric Caputo, directeur du district de Montréal chez Sanimax. Les deux comités paritaires santé et sécurité et le comité paritaire environnement y ont aussi été étroitement associés.

Évolution fulgurante

Potagers biologiques
Les jardiniers de Semis Urbains ont visité les employés, et ensemble ils ont créé des potagers biologiques.
Photo : Sanimax

« Quand je suis arrivé ici il y a sept ans, une culture de confrontation régnait entre les parties patronale et syndicale. Tranquillement, nous avons commencé à travailler ensemble au lieu de nous mettre des bâtons dans les roues. C’était une culture de collaboration et de travail d’équipe qu’on devait instaurer pour en venir à ce changement de cap », explique M. Belcourt. Plusieurs programmes ont été mis en place, ainsi que des formations d’employés et de superviseurs, pour s’assurer que ces deux parties comprennent bien leurs rôles et leurs responsabilités de façon à les assumer ensemble. Beaucoup d’équipements ont été remplacés pour les rendre plus sécuritaires, et Sanimax s’est associée à des entreprises qui détiennent d’excellentes compétences, par exemple en cadenassage. Cela donne de la crédibilité aux démarches en santé et sécurité. « Pour aller de l'avant avec une culture de santé et de sécurité, il faut que la haute direction en soit convaincue. Et c’est le cas ici. Auparavant, c’était vu comme une dépense, et aujourd’hui la haute direction voit cela comme un investissement, et ça fait toute la différence », se réjouit M. Belcourt. « Sanimax est une entreprise pour laquelle la santé et la sécurité des travailleurs semblent importantes. À cet effet, je crois qu'elle investit les ressources nécessaires afin d’offrir aux employés un milieu de travail sécuritaire. Elle possède et met en place des mécanismes paritaires qui lui permettent d’être proactive, tel le processus de plainte lié aux problématiques constatées en santé et sécurité du travail », allègue Frédéric Vertefeuille, inspecteur à la Direction régionale de Montréal-1 de la CNESST. En effet, l’entreprise possède et applique un programme de prévention et des plans d’action. Elle possède une liste des principales problématiques et s’occupe de trouver des solutions selon la gravité. Par exemple, les employés doivent transporter de lourds seaux de stabilisateur de gras dans les escaliers afin de les déposer dans une citerne. Les escaliers n’étaient pas construits de manière à rendre cette ascension sécuritaire. Jean Daniel Belcourt explique : « Nous avons donc fait un projet pour régler la problématique et nous l’avons priorisée parce qu’il y avait des risques de lacérations, de fractures et d’entorses et parce que les travailleurs y vont régulièrement. Également, la probabilité que quelqu’un se blesse dans les escaliers était élevée. Nous faisons ce même raisonnement pour chaque problématique. »

« Pour les prochaines années, c’est un défi de maintien qui nous attend. On a mis beaucoup de choses en place, mais nous sommes loin de la perfection. Un record d’un seul accident l’an dernier n’est pas facile à maintenir, mais nous allons travailler fort ensemble », proclame M. Belcourt, déterminé. Vous entendrez certainement parler prochainement de Sanimax, puisque l’entreprise est finaliste régionale aux Grands Prix santé et sécurité de la CNESST, édition 2016. Une histoire à suivre….